Concours de poésie de 1 ère, ce qui est en gras est le début de l'histoire que l'on nous avait donné, le reste vient de moi-même. Cette histoire a 4 ans, je l'ai retrouvé au fin fond de mes dossiers. Certaines choses sont incoherentes, d'autre sont illogiques, le texte n'a pas du tout été changé, je l'ai laissé tel que je l'ai retrouvé. Bonne lecture à tous, en espérent que cela vous plaira,
Lisia
Éternelle attente
« Irène ouvre la porte. Ses yeux sont rouges. On voit bien qu'elle fait semblant de ne pas avoir pleuré. Paul regarde la télévision dans le fauteuil usé. Il se retourne à peine. Bonjour ma fille, ça va? Claire pose son sac. Elle a chaud, elle ôte son pull. Son tee-shirt remonte un peu et on voit son ventre.
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Ton frère est parti.
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Parti où?
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On ne sait pas.
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Comment ça, on ne sait pas?
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Non. Il est parti comme ça. Ça fait cinq jours, on ne l'a pas revu. Il a juste dit qu'il partait. Qu'il ne reviendrait pas.
Irène pleure.
Paul disparaît dans l'escalier.
Et moi, je ne bouge pas. Je cache les sentiments qui me hantent et accepte le fait tel qu'il est. »
Voilà, maintenant vous savez comment ça s'est passé, comment il est parti refaire sa vie. Cela fait maintenant trois ans qu'il s'est enfui. Il est vrai que Irène, ma soeur, a beaucoup pleuré. Je crois qu'elle l'avait deviné quand elle ne l'a pas vu devant la télévision avec Paul, mon beau père, à regarder tranquillement le dernier match de football Bordeaux-Toulouse, avec Larry, notre chien, assis à ses pieds.
Trois ans... Nous n'avons eu aucune nouvelle, pas même le moindre petit mail nous expliquant sa situation actuelle... Son numéro de portable n'était plus attribué, mais, sans cesse je rappelais quand même...au cas où.
Claire, ma mère, a été triste...Son fils...parti refaire sa vie. Ce fut une terrible épreuve pour elle.
Depuis ce jour, Paul a arrêté de regarder le football à la télévision. On a même changé de canapé!
Irène... Il n'y a pas un seul jour, depuis le départ de notre frère, où je n'ai pas vu de larmes couler le long de son visage triste... Elle passe son temps avec Larry, à jouer, à essayer d'oublier...
Quant à moi, j'avais fait une promesse, ne jamais montrer mes sentiments... Mais au fond de moi, des larmes coulaient... des larmes de faiblesse, de douleur et d'espoir...
J'ai eu mal en apprenant son départ, très mal... Comme si une flèche venait à transpercer mon coeur, noyé par la tristesse qui m'envahissait depuis que mes yeux ne le voyaient plus.
Daniel, mon frère jumeau, et moi nous aimions énormément et passions toutes nos journées ensemble! Nous possédions les même passions : le théâtre et le football! Tout notre temps libre était réservé à nos improvisations, nos passes et pénalties. Mais il y avait aussi des mauvais jours...On ne s'est jamais vraiment énervé l'un sur l'autre, mais on ne se parlait plus et dans nos pensées se déroulait un combat sans fin : lequel des deux reparlerait à l'autre en premier... Et c'était toujours en même temps que nous allions nous voir pour nous dire « Je suis désolé »...
Puis il y eut ce jour où je n'étais pas très bien... Je ne pouvais dire pourquoi, juste je sentais que quelque chose n'allait pas...
Mon frère vint me voir pour qu'on aille, à notre habitude, jouer au football. Nous allions avoir seize ans...
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Marie, me dit-il après une heure de jeux, si un jour je partais, tu me promets de ne jamais pleurer?
Mon sang ne fit qu'un tour...Voilà ce qui expliquait mon mauvais pressentiment... Je restai tout de même impassible.
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Pourquoi partirais-tu?
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Je...J'en ai mare de cette vie, j'aimerais la refaire, tout recommencer à zéro... Tu comprends? Mais avant que je le fasse, je voudrais que tu me promettes de ne jamais pleurer pour moi, même dans les moments les plus difficiles! Promets-le moi Marie!
Malgré mon fort caractère, je ne sus que répondre.
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Je ne... D'accord, je te le promets Daniel...
Et notre discussion s'arrêta là.
Et ce fut trois jours plus tard qu'il partit... Je n'ai parlé à personne de cette conversation et je n'ai jamais su pourquoi Irène était rentrée en essayant de cacher sa tristesse cinq jours après... Irène...Elle n'avait que neuf ans quand c'est arrivé...
Ma famille m'a souvent demandé pourquoi je ne pleurais pas...
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Je lui ai promis...promis..., avais-je simplement répondu, le coeur brisé,mais sans donner plus de détail.
Ces jours-là, il a fallu que j'y mette toute ma bonne volonté pour ne pas faire rouler sur mes joues mes larmes, telle une goutte de pluie...
Irène et moi nous sommes promis de retrouver Daniel lorsque j'aurais atteint ma majorité, et aujourd'hui, j'ai dix-huit ans...
Nous avions déjà tout préparé! Aujourd'hui serait notre premier jour de recherches après trois infernales années d'attente...
Nous sommes donc parties, avec pour objectif de récupérer le plus d'informations possible.
Tout d'abord, nous avons commencé par aller voir ses amis proches, histoire de savoir si ils avaient eu quelques nouvelles depuis tout ce temps. Cela nous prit des heures à les retrouver! Vers une heure et demi, fatiguées et affamées, nous étions allées manger dans un petit restaurant. Nous étions désespérées! Aucune nouvelle, personne ne savait ce qu'il était devenu après le 21 avril 2005, une semaine après son départ. Il s'était comme évaporé!
Nous avons donc imaginé tout un tas de scénarios, comme quoi il aurait changé de pays, de nationalité et peut-être même de nom! Mais sans piste, nos hypothèses n'avaient pas le moindre intérêt.
Puis après un bon repas, nous sommes reparties, la photo de notre frère toujours à la main, espérant trouver la moindre petite piste.
Après de vaines recherches tout au long de l'après midi, nous sommes rentrées, effondrées afin de faire un compte rendu à notre famille
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Ne vous inquiétez pas les filles, ce n'est que le premier jour...C'est normal.
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Si tu le dis... répondis-je avant de monter me coucher avec ma soeur.
Le lendemain, alors que nous approfondissions nos recherches sur Internet, Claire pénétra dans la chambre, affolée.
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Irène, Larry a disparu!
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Quoi? Comment ça se fait?
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Je n'en sais rien, il était là tout à l'heure puis, quand je l'ai appelé pour sa balade quotidienne, il n'était plus là!
Sans en entendre plus, Irène et moi attrapâmes notre manteau et nos chaussures puis partîmes en annonçant simplement « On rentre ce soir, à toute à l'heure ».
Et toute l'après-midi, sans relâches, nous avons cherché notre chien... Mais rien. Aucune trace. Nous désespérions... Une journée de perdue dans les recherches, une journée de perdue pour retrouver désormais notre chien. En effet, j'avais promis à ma soeur de le retrouver.
Chaque soir nous rentions chez nous, perdues dans notre tristesse de ne pas avancer dans nos recherches. Aucune de nos hypothèses ne furent encore résolues. Nous étions malheureuse de ne savoir ce qu'était devenu notre frère. Néanmoins, nous n'abandonnions pas pour autant! Chaque jour nous travaillions toujours plus afin d'avancer, de trouver quelque chose.
Puis, un jour, la chance nous sourit. Peut-être était-ce l'ironie du sort, ou une simple coïncidence?
« Alors que nous mangions silencieusement, comme à notre habitude dans notre restaurant préféré, nous surprîmes une conversation tout à fait inconcevable pour deux soeurs désespérées.
Deux hommes discutaient assis à une table à côté de nous.
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Tu te souviens de Daniel qui a disparu il y a trois ans, il avait deux soeurs dont une était sa jumelle, et bien il parait qu'il a changé d'identité. Jonathan Jourguou...Jourgui, quelque chose comme ça, c'est son nouveau nom! Il est en train de faire des études d'avocats et il doit ce rendre à l'université de Bordeaux demain en train... Il a passé ses trois dernières années ici même, à Paris, et sa famille ne le savait même pas! C'est dingue quand même!
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Oui c'est vrai, lui répondit l'autre homme, j'en ai entendu parler! Mais je n'y croyait pas vraiment, tel que je le connaissais, il n'aurait jamais laissé tomber sa jumelle, il l'aimait trop! Mais je l'ai rencontré il y a cinq jours, il n'a pas vraiment changé, et quand je l'ai reconnu, je l'ai appelé par son prénom, et là il s'est retourné, inquiet. C'est à ce moment que j'ai compris que les rumeurs étaient vrai, alors je lui ai parlé un peu pour savoir ce qu'il était devenu et pourquoi il avait tout abandonné! Il m'a dit qu'il n'avait pas vraiment le choix, car son père lui faisait du chantage, il lui disait d'abandonner ses soeurs, sa mère et son beau père car sinon il le regretterait, mais il ne m'a pas dit pourquoi il l'a fait, il a juste dit qu'il s'en voulait et qu'il comptait donner des nouvelles à sa jumelle, Marie, je crois, car il n'en pouvait plus de ne pas la voir, il n'en dormait plus, qu'il me disait!
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Ah bon! Elle sera sûrement rassurée quand elle...
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Excusez-moi, dis-je en m'approchant des deux hommes, vous parlez bien de Daniel Landrem ?
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Oui, pourquoi?
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Je suis Marie Landrem, sa soeur!
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Non de Dieu! Mais oui, je me souviens de vous, Daniel avaient une photo de vous dans son porte feuille et il nous la montrait souvent, fier d'avoir une soeur comme vous.
A ces mots, un sourire m'échappa.
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Que pouvez-vous me dire sur lui?
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Il fait des études d'avocat à Paris, il a changé d'identité, désormais, il s'appelle Jonathan Jourgui et demain il va prendre un train pour aller à Bordeaux, Je crois que c'est le train de 6h45 mais je ne suis pas sûr...
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Merci beaucoup! On sera à la gare à 6h45, peut-être sera-t-il là... Merci encore, on ne va pas vous déranger plus longtemps! Bonne journée Messieurs. »
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Mais c'est formidable! Me dit Claire après mon récit, demain je travaille, mais je peux vous déposer à la gare avant.
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Merci!
La nuit passa lentement... Nous avions l'impression que les minutes étaient des heures... Aucune de nous ne pouvait dormir. Cela faisait trois jours que je ne dormais plus. J'avais un mauvais pressentiment, et plus les événements avancés, plus il s'accentuait. J'essayais de le chasser de mes pensées, mais en vain...
Malheureusement pour nous, lorsque nous sommes descendues de la voiture le lendemain matin, il était 6h50! Nous avions raté le train de notre frère mais espérions qu'il soit en retard... Hélas non, il était bien parti à l'heure... Tentant le tout pour le tout, nous attendîmes le prochain, au cas où Daniel ne l'ai pas eu.
Après une heure et demi d'attente, une femme annonça dans le haut parleur :
« Les trains de la ligne Bordeaux-Paris seront retardés, voir annulés en raison d'un accident du train précédent »
Affolée, j'attrapais mon téléphone demandais à Paul d'écouter la radio pour savoir ce qu'il s'était passé.
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Marie, calme-toi! J'allume la télévision et je te tiens au courant. Je t'appelle après.
Cinq minutes... Cinq longues minutes avant que mon beau-père me rappelle... Cinq minutes d'espoir, cinq minutes de stresse, cinq minutes où l'on a prié...
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Oui?
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D'après les médias,le train aurait déraillé, le chauffeur se serait endormi, le moteur aurait surchauffé et fini par exploser. Il n'y a aucun survivant... je suis désolé Marie...
Il n'y a aucun survivant... aucun survivant... aucun survivant... Ces mots résonnaient dans ma tête comme un écho dans les montagnes... Ma soeur, qui avait entendu la conversation, se mit à pleurer.
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Irène, calme-toi, je t'en pris... Rien ne nous dit qu'il était dans ce train!
Je la pris dans mes bras. J'avais le coeur déchiré, c'est comme si on m'avait enlevé une partie de moi... J'étais tellement mal, j'avais une boule dans la gorge, le ventre noué et je tremblais comme une feuille. Et si... aucun survivant!Et si il était vraiment... aucun survivant! Mort...? Cette petite voix vibrait dans ma tête... « Oui, il est mort, regarde dans quel état tu es, regarde combien tu souffres, regarde... Tu l'a bien senti, ton coeur s'est déchiré à cet instant... » Il n'y a aucun survivant... Chaque fois que mon esprit répétait ses mots, mes larmes montaient à mes yeux... Je voudrais que tu me promettes de ne jamais pleurer pour moi, même dans les moments les plus difficiles... Tels avaient été les mots de Daniel... Mais c'est si dur!
Tous mes souvenirs remontaient... Je me souviens de nos balades, de nos blagues, de nos jeux... Ma détresse est tellement forte! Daniel...
Et c'est plus triste que jamais que nous rentrâmes chez nous ce soir-là...
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Ne t'inquiète pas Irène, nous allons le retrouver...c'est promis! Assurais-je sans vraiment le penser.
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Marie...J'ai peur.. Peur qu'il y soit resté...dans cet accident de train...
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Espérons qu'il ai eu un empêchement et qu'il ne l'ai pas pris...
Malgré mes espoirs, je ne dormis pas de la nuit, mon coeur plus faible que jamais, mes larmes sur le point de couler et un mauvais pressentiment qui, chaque minute, cassait tous les espoirs qui traversaient ma pensée.
Une fois arrivées à la morgue, nous avons demandé à voir la liste des personnes décédés dans l'accident de train qui avait eut lieu deux jours auparavant. Après avoir respirée un bon coup, je lus la liste, priant pour que son nouveau nom ne soit pas inscrit...
A la moitié de la liste je fermai les yeux puis les ouvris de nouveau afin de vérifier mes peurs. « Jonathan Jourgui » Oui, il était bien là... Jonathan Jourgui...
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Alors, me demanda Irène, impatiente et inquiète à la fois.
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Il...Je suis désolée, Irène... On ne peut pas voir son corps... Même une dernière fois...
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N...Non... s'écria-t-elle avant de se mettre à pleurer.
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Je suis désolée, répétais-je d'une voix triste, en la prenant dans mes bras.
Puis nous sommes sorties, après avoir remerciées l'employée.
Trois jours plus tard, mon frère fut enterré, et aucune larme n'avait encore ruisselé sur mes joues...
Chaque jour depuis l'enterrement nous passions le voir...Lui parler, même si on savait très bien qu'il ne nous entendait pas...Mais on espérait toujours...Encore...
- Irène, ça ne sert plus à rien... Il est mort maintenant, lui dis-je avant d'entrer dans le cimetière.
Après ces mots, une unique larme coula sur ma joue...
Tout à coup, je sentis mon portable vibrer dans ma poche. C'était Paul.
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Oui ?
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Marie, il est là...
Une autre larme rattrapa la première, une larme de bonheur....