| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Il a pris la voiture, il avait bu,il était fatigué, mais il l'a pris quand même... et maintenant il attend... dans un profond coma... et il a emporté avec lui celle qui l'aimait... moi.
Me voilà enfin réveillée, lui est toujours dans le coma... et ça fait maintenant trois mois que l'accident à eu lieu... Et chaque jour... chaque nuit depuis mon réveil, je viens le voir et je veille sur lui. Je ne devrais pas allez vous me dire... Mais pourtant si, car sans moi, rien de tout cela ne serait arrivé...
Que s'est-il passé? Un pari! Un stupide pari! On a voulu jouer... et on a perdu... Je ne peux rien dire de plus, trop bouleversée et remplie de haine et d'amertume...
Je me dois d'aller le voir, je suis convaincue qu'un jour il se réveillera. Et ce jour-là, je veux être à ses cotés. Pourquoi? Parce que si il est dans cet état là, c'est de ma faute, parce que celle qu'il aime ne vient jamais, celle qu'il aime l'a déjà oublié... Parce que je suis une des rares personnes à l'accepter comme il est et parce que je l'aime malgré tout ce qui a bien pu se passer...
Et un jour de plus que je passe dans cet hôpital, et un jour de plus où elle ne viendra pas... Cette fille qui dit l'aimer... Cette fille qui dit ne pouvoir vivre sans lui... Cette fille la elle l'a vite remplacé... bien vite oublié...
Je te tiens la main et je te parle... mais tu ne me réponds pas. J'espère au moins que tu m'entends, j'espère au moins que tu sais que je n'ai jamais voulu que ça arrive...
Et la journée passe... et tu ne te réveilles toujours pas...
Et les mois passent... toujours aucun signe de ton éventuel réveil... Les médecins sont défaitistes... Ils disent que tu ne te réveilleras pas... j'ai mal, j'ai peur, j'ai plus confiance en rien, mais je ne pleure pas... je sais que tu ne voudrais pas...
Voilà, aujourd'hui, ça fait maintenant un an que tu es dans cet état... Tu as 20 ans dans quelques jours et j'aurais tant aimé pouvoir t'offrir quelque chose... Mais je ne pourrais pas... Les médecins sont formels, si tu ne te réveilles pas d'ici une semaine, on te débranchera...Tes parents ont accepté qu'on te débranche... ceux qui t'ont donné la vie te l'enlève 20 ans après... Je n'ai rien pu faire... Et je m'en veux...
Si on n'avait pas fait ce stupide pari en cours de sport... Jamais... non jamais tu n'aurais été dans cet état, et jamais tu n'aurais conduit... et jamais tu n'aurais été aussi près de la mort... Mais tu n'aimes pas les « si »...
Demain... demain c'est ton 20ème anniversaire... je serais près de toi, je serais là! Ce serait tellement beau si demain tu te réveillais! J'ai l'espoir qui reviens... On a pas 20 ans tous les jours... Tu vas forcément te réveiller! Il faut que tu vois ce que je t'ai préparé!
Aujourd'hui, tu as 20 ans enfin! Je suis tellement heureuse, je suis certaine que c'est aujourd'hui le grand jour, le jour de ton réveil...
A peine arrivé à l'hôpital, je vois un médecin... Ce qu'il me dit me fend le coeur... Tout est fini... Tu ne te réveilleras pas... Je cour jusqu'à ta chambre... Non c'est impossible! Pas aujourd'hui!
Je rentre dans ta chambre et je te prends la main. Réveille toi je t'en pris! Réveille toi maintenant!
Le médecin rentre... Il me dit que c'est définitivement fini, qu'ils vont te débrancher... Mais je ne peux rien dire... Je suis comme figée... Comme si on m'avait scotché la bouche de sparadrap... Pourtant j'aurais voulu dire que non, que tu allais te réveiller, que tout allait recommencer comme avant! J'aurais tant aimé que tu sois de nouveau heureux, souriant, plein de joie... Mais je n'ai pas bougé le petit doigt...
Je les ai regardé enlever la prise, impuissante et seule une larme coulait sur ma joue... Et cet incessant « bip » qui m'arrachait le coeur... Ce bip qui annoncer la fin... Et tu venais d'avoir vingt ans...
On était jeune, insouciant, et on a voulu jouer... Mais contre la mort, on a très peu de chance de gagner...